Réalisation · Construction

Extension, rénovation globale et réhabilitation à Joigny

Le gros œuvre d’une extension à Joigny — la partie qui ne se rattrape pas et qui conditionne la rénovation globale et la réhabilitation qui suivront.

  • Lieu Joigny
  • Année 2023
  • Type Construction
Semelle filante et premiers rangs de blocs béton coulés le long d’une maison, en préparation d’une extension

Le socle d’un projet global à Joigny

Ces deux photos montrent la partie d’un projet d’extension, de rénovation globale et de réhabilitation que personne ne revoit jamais. Une fois l’extension terminée, tout cela est sous terre ou sous carrelage.

C’est pourtant là que se décide si l’ouvrage tiendra sans fissurer.

La semelle filante

On distingue sur la première photo la semelle coulée en fond de fouille, avec les attentes de ferraillage qui dépassent en partie haute, et les premiers rangs de blocs montés dessus.

Trois choses se jouent à ce stade :

La profondeur. Elle est déterminée par la nature du sol et par la profondeur hors gel locale. Fonder trop haut sur un sol argileux — fréquent dans l’Yonne — expose au retrait-gonflement : le sol se rétracte en été, se gonfle en hiver, et la construction suit.

Le ferraillage. Les armatures sont calées sur distanciers pour rester dans l’épaisseur du béton, avec des recouvrements suffisants aux jonctions et des équerres aux angles. Une armature posée au fond de la fouille ne travaille pas : elle est du côté comprimé, pas du côté tendu.

La jonction avec l’existant. C’est le point spécifique d’une extension. La maison a fini de tasser, l’extension non. Il faut donc soit désolidariser complètement par un joint, soit liaisonner après avoir vérifié que les fondations existantes descendent au même niveau. Cela se vérifie par sondage, et cela se décide avant de couler.

L’élévation

Blocs béton montés au mortier, avec chaînages verticaux dans les angles et aux points singuliers, et chaînage horizontal en couronnement. Ce sont ces chaînages, coulés en place et ferraillés, qui font qu’un mur en blocs se comporte comme une structure et non comme un empilement.

Les réservations pour les réseaux ont été positionnées à ce stade — percer après coup un mur chaîné, c’est couper des armatures.

La dalle

La seconde photo montre la dalle coulée et talochée. Sous ce qu’on voit : un hérisson de cailloux compacté, un film polyane contre les remontées d’humidité, l’isolation périphérique et un treillis soudé calé à mi-épaisseur.

Le talochage donne la planéité. Elle conditionne tous les lots suivants — un carrelage grand format, une chape ou une cloison sur rail exigent un support plan, et rattraper un défaut de dalle coûte plus cher que de le poser correctement du premier coup.

Ce qu’il faut vérifier avant de refermer

Ce sont des ouvrages qui ne se contrôlent plus après remblaiement ou coulage. Le devis, les intervenants et l’attestation d’assurance correspondant aux travaux doivent être vérifiés avant le démarrage, pas une fois la dalle recouverte.

Ce que ce chantier illustre

Une extension se juge sur trois points invisibles une fois les finitions posées : la profondeur des fondations, réglée sur l’étude de sol et non sur celles de la maison existante ; le joint de dilatation entre les deux volumes ; et la continuité de l’isolation à la jonction.

Le détail de ces choix figure sur extension et réhabilitation, et la partie structure sur maçonnerie et gros œuvre. Le chantier a été mené à Joigny, où la topographie en coteau ajoute sa propre contrainte de fondation.

Le chantier en images

Dalle béton fraîchement coulée et talochée devant une maison, terrain encore en terre
Dalle coulée et talochée, en attente des lots suivants.

Avis clients

Ce qu’en dit le client de ce chantier

Avis déposé sur notre fiche Google par le client de ce chantier, à Joigny.

5,0 / 511 avis Google

ID Constructions a réalisé un travail remarquable lors de la rénovation complète de notre maison. Lorsqu’un risque était trop important, il n’hésitait pas à le signaler, et lorsqu’il estimait pouvoir relever le défi, il prenait le temps de se renseigner. Son souci du détail a été souligné par les autres artisans sur le chantier.

Olivia F.Joigny, Yonne ·

Questions sur ce type de chantier

Faut-il un permis de construire pour une extension ?

Cela dépend de la surface créée. En dessous de 5 m², aucune formalité. Entre 5 et 20 m², une déclaration préalable — seuil porté à 40 m² lorsque l’extension s’adosse à un bâtiment existant en zone urbaine d’un PLU. Au-delà, un permis de construire. Et dès que la surface totale de la maison dépasse 150 m² après travaux, le recours à un architecte devient obligatoire. Nous vérifions le règlement de la parcelle avant de chiffrer, car il peut aussi imposer un recul, une hauteur ou une pente de toit qui changent le projet.

Comment raccorde-t-on une extension à la maison existante ?

C’est le point technique central, et celui qu’on ne rattrape pas. Trois sujets : les fondations de l’extension, dont la profondeur se règle sur l’étude de sol et non sur celles de l’existant ; le joint de dilatation entre les deux volumes, qui laisse chacun bouger sans fissurer l’autre ; et la continuité de l’isolation et de l’étanchéité à l’air à la jonction, sous peine de créer un pont thermique là où l’on venait d’isoler. L’ouverture entre les deux volumes se traite comme un percement de mur porteur.

Une étude de sol est-elle nécessaire pour une extension ?

Oui dans la grande majorité des cas, et c’est plus qu’une formalité. La zone d’exposition au retrait-gonflement des argiles conditionne la profondeur et le type de semelle ; une partie de l’Yonne est concernée. C’est aussi ce document qui évite l’erreur classique : reprendre la profondeur des fondations de la maison existante en supposant qu’elle est correcte. Une extension fondée trop haut se désolidarise, et la fissure apparaît exactement à la jonction.

Un projet de construction ou de rénovation ?

Décrivez-le en quelques lignes. Nous vous recontactons pour qualifier le projet et, si nécessaire, organiser une visite technique. Le devis est gratuit.